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Re: chasse à la loi DARTY & droit d'auteur



le Wed, 11 Jan 2006 18:55:35 +0100
éric lesné <eric.lesne@libertysurf.fr> a écrit :

> le Wed, 11 Jan 2006 14:31:22 +0100
> clansco <falsetti@clansco.org> a écrit :

--snip--

S'il est une chose que j'apprécie dans tes commentaires délicats de la 
loi qui défraie la chronique
 - et c'est le moins qu'on puisse en dire au sens propre où non 
seulement elle fait couler une encre pas
possible, mais encore sur des supports réels ou virtuels qui ne coûtent 
effectivement pas cher -,
cette chose appréciable, donc, disais-je est que tu me la rends, et je 
t'en dois mille mercis,
claire comme du jus d'abricot, c'est-à-dire aussi franchement imbitable 
et détestable qu'elle semble le mériter,
ce qui fait bien mon affaire vu le peu d'intérêt et de disponibilité 
qu'en traitre à toute cause
j'entends consacrer à une matière qui s'annonce déjà sous l'apprêt 
jargonnant et hautement technique de l'acronyme,
comble s'il en est de la rébarbation - car si le rébarbatif existe, la 
rébarbation doit bien aussi prétendre à l'existence -
ou sinon disons du vieil ennui.
Une autre chose me plait dans cette énième version de la farce - car 
c'est toujours la même farce qu'on joue à guichets fermés-
 telle que tu la relates, ce sont les bouh, les bouh me plaisent 
infiniment plus que toutes ces grandes manoeuvres
auxquelles j'imagine qu'ils s'adressent - les bouh-, et dont la seule 
chose qui parait claire dans cet obscur pugilat,
c'est que ce qui veut plus ou moins sournoisement arriver à ses fins y 
parviendra de toute manière
par tous les moyens possibles, nous rendant, à nous, les travailleurs 
non-salariés du ciboulot et les défricheurs de l'âme morte,
les choses probablement plus difficiles,
plus escarpées, c'est à dire au fond, d'autant plus excitantes.
Donc il semble bien, ces englandés, qu'ils creusent leur tombe à petites 
pelletées,
puisqu'on les conchiera toujours davantage qu'ils ne nous enterreront et 
qu'ils seront en conséquence
bien plus emmerdés que nous ne serons morts, nous qui ne savons de 
marseille ne mourir que d'un oeil
par l'effet de nos ruses ataviques les mieux venues.
En attendant que cette amphigourique chienlit se décante au fond des 
golfes clairs, et le mérite en revient
encore à Isaac Newton, et daigne à la fin des fins tenir compte de la 
quinquagénaire faiblesse de mes neurones déjà
tant sollicités par la collection des ans et la rudesse des épreuves 
traversées, qui en usent avec eux comme de vulgaires billes
en cour de récréation,
je m'en tiendrai pour ma part sur ce sujet, où je suis enclin à ne voir 
que des problèmes purement domestiques
opposant les sempiternels ayant-droit,
à une stricte, méthodique et humoristique paranoïa critique,
voyant en chacun un ennemi et en tous une adversité globale.
Les auteurs me font marrer, les producteurs me font marrer, les 
créateurs me font marrer,
et combien plus encore les consommateurs dont le jeu est si clair qu'ils 
ne font
mystère ni de ce qu'ils consomment ni de ce qu'ils matent d'un oeil 
salace...
et je ne voudrais oublier personne, mais :
déjà les intermittents me faisaient marrer,
alors...
Alors bouh et re-bouh !