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Re: Re: Dadvsi, brèvesynthèse (licence légale)
- From: valentin lacambre < >
- Date: Sat, 31 Dec 2005 18:51:35 +0100
- In-reply-to: < >
Olivier Auber wrote:
Je suis d'accord avec Valentin! Bref, si je comprends bien la situation, il faudrait militer:CONTRE LA "LICENCE LEGALE" car c'est usine à gaz administrative de plus et une illusion de revenus pour les créateurs.
euh, la licence légale a mon sens est une bonne solution mais pas une bonne manière d'aborder le débat parce que ça reviens à commencer le questionnement par une des conclusions possibles.
sur le coté illusion de revenus, ça dépends vraiment pour qui, avec la licence légale les auteurs toucheraient beaucoup plus qu'aujourd'hui.
l'industrie des major du disque en france c'est selon les chiffres qui circulent 2 milliards d'euro par an, dont 10% reviennent aux auteurs, soit 200 millions. si on considère 10 millions de lignes adsl taxées en licence légale à 5 euros par mois, ça fait 600 millions annuel dont 90% reviennent aux auteurs et 10% à l'organisme de répartition.
soit 250% d'augmentation pour les auteurs et 100% de perte pour les majors. (prenez ces chiffres pour ce qu'ils sont et remplacez les par les votres, le principe reste valable)
dans un contexte pareil la vapeur se renverse, les labels deviennent des prestataires des auteurs, les auteurs reversant eux même une partie de leurs revenu à leur tourneur/label. c'est un changement radical de l'industrie dont le principal bénéficiaire serait l'auteur non seulement du point de vue financier mais egalement du point de vue du rapport de force avec son tourneur.
coté usine à gaz administrative, la licence légale est du même ordre de complexité que les drm 'secrètes', dans les deux cas il faut compter finement pour pouvoir répartir. mais c'est une complexité relative vu que tout est pris en charge par des automates logiciel. dans le cas de la licence légale, la forme de comptage la plus probable est que la société de répartition se branchera sur les réseau peer to peer pour compter le nombre de download de chaque oeuvre.
la différence avec les drm c'est la préservation de la vie privée, les drm comptent chaque oeuvre et chaque destinataire, la licence légale compte chaque oeuvre mais ne s'interesse pas aux destinataires individuellement.
enfin le coté vraiment novateur de la licence légale est de transformer le peer to peer en outils de promotion de l'auteur, elle incite les destinataires des oeuvres à les remettre en circulation pour favoriser le rétribution des auteurs qu'ils ont apprécié, plus une oeuvre circule plus elle est rémunérée, c'est l'accord parfait entre l'auteur et son public, au détriment des structures de distribution actuelles.
valentin
POUR LES WATERMARKS open source dans la mesure où elles n'altèrent pas la qualité des oeuvres et permettent légimitement de désigner l'auteur.POUR LES DRM (au sens de simplement de ne pas interdire aux majors de fourrer ces véroles dans leurs produits sous leur propre responsabilité, mais vérifier que leurs dispositifs n'empiètent pas sur la vie privée).CONTRE LA CRIMINALISATION de la copie, de la conception de logiciels d'échange, de la recherche sur le cryptage et de la diffusion de methodes anti-cryptage.Re-Bref, l'Etat n'est pas là pour pallier par la répression aux insuffisances des technologies de cryptage et l'indigence des stratégies marketing des Majors. Si les DRM ne marchent pas, à la fois techniquement et commercialement, et bien c'est le problème des Majors. Qu'elles se démerdent!Olivier AuberPS : Comme nous avons parlé hier soir (réunion CopyleftAttitude), l'ami sébastien Sauteur propose un joli tableau de bord pour suivre de manière amusante les débats de l'Assemblée Nationale le 17 janvierhttp://notreconstitution.net/index.php/TableauDeBordSeancePubliqueAN En plein écran sur : http://valeurdusage.net/ncpn/tableaudebord.html Faites passer! ------------- valentin lacambre a écrit :Oui, on est bien d'accord (bien que cette "redevance" ne soit pas un impôt. A tout prendre, il aurait mieux valu que ça le soit; c'eût été au moins un budget que l'on aurait pu espérer destiné à la culture).Mais le problème avec cette licence globale, c'est qu'elle fait illusion, elle fait rêver des internautes et des auteurs qui s'imaginent qu'ils y trouveront leur compte alors que ce sont les FAI et les sociétés de gestion de droit qui en tireront bénéfice.Cette licence globale est une diversion, une sous usine à gaz dans l'usine à gaz dadvsi. En voulant résoudre le problème sous son aspect purement consumériste, elle réduit à des comptes d'apothicaire ce qui aurait dû être un débat sur la politique culturelle.Là où il aurait fallu mener un débat de fond sur le rôle de la culture, sur l'art, et sur la place des auteurs dans la société, on se retrouve en train de tirer des plans sur la comète autour d'arguties techniques qui à l'examen, ne tiennent pas la route.Le véritable débat est confisqué, et on s'enfonce un cran de plus dans une conception purement distractive et mercantile de la culture.daccord avec ça, le temps de débat qui a été arraché difficilement semble être devoyé dans un sous-débat pour ou contre la licence globale.le schéma prévu de la dadvsi est visible; fourtou (mr) fait voter en france une loi de commande pour sa société (vivendi), puis fourtou (mme) étends cette législation à l'ensemble de l'europe (mme fourtou est la rapporteuse pour le projet de directive européenne sur les droits d'auteur et droits voisins).ce schéma est celui qu'il faut saboter, au sens de glisser subrepticement un sabot dans l'engrenage longuement planifié. la licence globale est un beau sabot mais rester focalisé exclusivement sur le machin qui a tordu l'engrenage ça va pas faire un bon débat.les drm au sens de la dadvsi mélangent à mon sens deux choses qui ne sont pas naturellement liées;- l'intégration à l'oeuvre diffusée numériquement de ses références (auteur, titre, description). ce a quoi tout le monde est favorable à priori, les usagers d'internet, les distributeurs, les auteurs.- la 'sécurisation' de l'oeuvre au travers de méthodes techniques qui ne peuvent être que secrètes.ce qui est un non sens tant mathématique qu'en terme d'usage.ce coté forcément secret des méthodes techniques est la pierre d'achoppement de la dadvsi.le cryptage n'est efficace que tant que le texte en clair n'est pas disponible au public, sinon l'analyse mathématique du texte en clair et du texte crypté aura tot fait de mettre à bas la méthode de cryptage. le principe des oeuvres etant de pouvoir les consulter en clair aucune méthode de cryptage ne peut esperer tenir par elle même, la seule solution etant d'interdire son analyse ce qui a les conséquences que l'on a vu et en particulier l'impossibilité d'inclure ces méthodes dans des logiciel libre.le rêve de vivendi est de nous faire passer de la propriété à la location, la ou on achetait un cd on devrait louer les oeuvres numeriques. ce qui a l'avantage pour les distributeurs de ne plus avoir à réinventer les support periodiquement pour forcer le rachat des oeuvres (passage du 33 tours au cd, de la vhs au dvd). avec la disparition du support physique de distribution qu'entraine la livraison par internet, la location est la seule solution trouvée par l'industrie du disque pour maintenir son chiffre d'affaire aujourd'hui constitué pour une bonne part par le rachat periodique des oeuvres.------------------------------------------------------------------------ --Pour toute commande au robot de la liste, adressez vous a Copyleft Attitude : <http://artlibre.org>Archives et administration : <http://www.april.org/wws/>
- References:
- Dadvsi, brève synthèse
- From: Isabelle Vodjdani
- Re: Dadvsi, brèvesynthèse
- From: Depetris
- Re: Dadvsi, brèvesynthèse
- From: Isabelle Vodjdani
- Re: Dadvsi, brèvesynthèse
- From: clansco
- Re: Re: Dadvsi, brèvesynthèse
- From: Johnatemps
- Re: Re: Dadvsi, brèvesynthèse
- From: Isabelle Vodjdani
- Re: Re: Dadvsi, brèvesynthèse
- From: Antoine
- Re: Re: Dadvsi, brèvesynthèse
- From: Isabelle Vodjdani
- Re: Re: Dadvsi, brèvesynthèse
- From: Depetris
- Re: Re: Dadvsi, brèvesynthèse
- From: Isabelle Vodjdani
- Re: Re: Dadvsi, brèvesynthèse (location versus propriété)
- From: valentin lacambre
- Re: Re: Dadvsi, brèvesynthèse (location versus propriété)
- From: Olivier Auber
- Dadvsi, brève synthèse
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