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Re: Re: Dadvsi, brèvesynthèse



Antoine a écrit :

Le mardi 27 décembre 2005 à 00:41 +0100, Isabelle Vodjdani a écrit :
Oui, il paraît qu'on peut toujours trouver le moyen de blanchir les fichiers par analogisation, avec très peu de perte voire aucune, selon les moyens utilisés. Mais primo c'est fastidieux, deuxio, analogique ou pas, cela reste aux yeux du dadvsi un "contournement de mtp" et c'est passible d'amende et de prison.

Je ne sais pas quelle sera l'interprétation des juges, mais
personnellement, je conteste qu'un watermarking soit une mesure
technique de protection. C'est juste un marquage, et la mesure technique
de protection est le logiciel qui à partir de ce marquage décide ou non
de jouer la musique.
Oui, je suis plutôt d'accord avec ta définition (même si wikipedia (En) classe le watermarking parmi les DRM)

Mais en principe, le problème ne se posera pas, puisqu'il n'est pas nécessaire de décoder un watermarking pour pouvoir lire le fichier. Donc il n'y a pas lieu de contourner cette mesure.

Cela dit, la dénommination complète des MTP dans l'article 7 du projet de loi est : « mesures techniques de protection et d’*identification* des oeuvres ». Le watermarking est bien une mesure technique d'identification qui par ricochet, permet la protection non plus technique, mais juridique.

A supposer que l'on veuille (et que l'on puisse) quand même contourner le watermarking pour obtenir un fichier propre et sans "bruit", le juge peut encore trouver le moyen de pinailler sur le fait que le watermarking est une MTP ou non.

Pour revenir à la licence globale, je ne sais trop quoi en penser ; pour le moment cela me paraît surtout être une machine à faire rêver : - les internautes qui se disent qu'ils pourront avoir accès à tout pour une petite somme - les auteurs qui publient sous CC (aussi bien by-sa 2.5 que by-nc-sa) qui se pourlèchent à l'idée de trouver là un système qui leur permettra de toucher des royalties sur le téléchargement de leurs fichiers. Ils s'imaginent déjà Crésus,

Moi je demande à voir. Premièrement on me dit que mettre en oeuvre un watermarking n'est pas si trivial que ça. Ca ne se fait pas d'un clic, ça suppose un coût auquel les auteurs "indépendants" devront peut-être participer pour avoir le droit de continuer à rêver. Je n'ai aucune idée du coût de la chose. Si coût il y a, sous quelle forme (mutualisée ou autre) se mettra en place cette mise en oeuvre?

Deuxièmement, si, comme il paraît vraisemblable les FAI reversent aux société de collecte des droits et non au détail à chaque auteur, cela suppose que les auteurs qui veulent toucher un revenu de la diffusion de leurs oeuvres cotisent à une société de gestion de droits d'auteurs.

Une fois cette question résolue, qu'est-ce que les auteurs tireront rééllement comme bénéfice de ce dispositif ? A part mettre en circulation des fichiers au signal plus ou moins dégradé de leurs oeuvres, qu'auront-ils gagné de tangible?

Il y a beaucoup de si dans cette affaire, et malgré les "plans" de faisabilité technique qui se précisent, les conséquences de ce système restent très hypothétiques.

J'ai l'impression que cette licence globale va fonctionner comme les google ads. Une pollution que tous les blogueurs ajoutent à leur site pour gagner tout juste de quoi se rembourser des frais d'hébergement. Somme nulle, et pollution en prime.

Isabelle