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Re: libroscope (was : Re: le "combat" est ailleurs



Salut,

PhilK Wrote:
Bonjour,

Le jeu 14/10/2004 ý 09:33, Antoine Moreau a Ècrit :

 Sur la raison du copyleft, je conseille ý tout le monde l'article
 d'Antoine Pitrou
 http://www.libroscope.org/Le-business-malin-des-bonnes qui montre
 bien le problËme que peuvent poser des licences quasi-libres qui
 n'autorisent pas le commerce ou la transformation (ou les deux).

J'ai lu. Je n'ai rien trouvÈ qui ressemble ý une dÈmonstration.

Faut quand même pas pousser. On ne peut pas faire plus clair.

 > Sur libroscope.org (dont la devise est : "plus que des logiciels
 libres, des hommes libres"), je recommande aussi "pourquoi mes
 parents n'utilisent pas Linux ý la maison"
 http://www.libroscope.org/Tranche-de-vie-libre-et-vraie-vie
 Excellent article critique libre et drÙle de Julien Tayon.

Voilý! le problËme viendrait-il de lý? Logiciel contre oeuvre d'art...
La problÈmatique du logiciel n'est pas la mÍme que celle des oeuvres
d'art. MÍme s'il y a beaucoup de points communs entre les 2, le logiciel
vient de l'industrie, l'oeuvre d'art vient de... l'art (ou du cochon?).

Le problème n'est pas celui du logiciel ou de l'art, mais du logiciel
ou du document. Le copyright, ni le droit d'auteur, ne distinguent
les oeuvres d'art de tout autre travail de l'esprit. Du point de vue
juridique, la notion d'art n'intervient pas, seulement celle d'oeuvre.
Un programme peut bien être une oeuvre d'art, et un document ne pas
l'être. Pour autant, nous savons très bien faire la distinction entre
un programme et un document (bien que je ne suis pas sûr que la loi
en soit capable.)

Ainsi, pour moi, l'informatique hard comme software n'est qu'un outil,
un instrument. Ils me servent ý faire des oeuvres (musique) comme un
piano ý queue sert ý un pianiste ou une clef de 12 ý un garagiste
(artisan), mais ne sont pas des oeuvres. Je ne peux pas comprendre quel
sont les problËmes du logiciel, mais je comprends bien quels sont les
miens, moi qui fait de la musique. Peut-Ítre que les mÈcanismes de la
crÈativitÈ du programmeurs ne se situent pas dans le mÍme zones du
cerveau que ceux du compositeur, ou, tout au moins, les lois qui les
rÈgissent ne sont-elle peut-Ítre pas les mÍmes. Ya un truc ý creuser lý.

Comme un outil ou un instrument fait un ouvrage, un programme ou un
logiciel fait un document. Or modifier un programme ou en faire un
autre du même, ce n'est pas comme modifier un document ou en faire un
autre, ni non plus faire un document à l'aide d'un programme.
Par exemple, si vous faites un document à l'aide d'un programme,
libre ou propriétaire, personne ne conteste votre propriété sur le
document. Ce n'est pas le cas si vous modifiez le programme, ou si
vous modifiez le document.

A propos des Creative Commons, ce que j'y trouve de bien, c'est qu'elles
me laissent le choix de ce que je veux faire de MON travail. Et j'ai
tendance ý prÈfÈrer la cc non commerciales parce que, franchement, je
n'aimerais pas, mais alors pas du tout, qu'une usine ý gaz comme Sony ou
Universal me pique un truc sans me demander la permission

Comment pourraient-ils le faire sans contrat?
Mais comment pourraient-ils pour autant proposer un contrat, si
l'exploitation commerciale est interdite?
Le contrat qu'ils pourraient faire alors n'interdirait pas le libre
accès à la musique en source libre. A priori, ça n'interdirait pas
une édition d'un CD audio commercial, sans pour autant l'autoriser
sans ta signature, puisque cette édition ne serait plus en libre
accès ni en source libre.

Enfin, le terme commercial est, lui aussi, ý l'origine de quiproquos et
de controverses absurdes. Alors, je vais prÈciser que, par "commercial",
j'entends "mercantile" (= animÈ par l'app?t du gain, cf Petit Larousse).
Donc une utilisation libre, normale, professionnelle, un peu commerciale
devrait Ítre tolÈrable, mais pas une utilisation mercantile. Je propose
qu'on remplace "commerciale" par "mercantile" dans les licences CC.

Les licences copyleft autorisent une exploitation commerciale, mais
elles ne sont pas des licences commerciales. C'est à dire qu'elles ne
disent rien de cette exploitation, si ce n'est qu'elle ne doit pas
être en contradiction avec les termes de la licence, ni davantage
avec la loi et les usages.
Elles supposent donc qu'une exploitation commerciale soit renécociée
avec le/les auteur/s.
De toute façon, si la licence n'autorise qu'une distribution ou une
modification qui reprenne les termes de la licence, elle ne
s'applique pas à la production d'un CD musical, d'un poster ou d'un
livre imprimé. Ce serait un cas de rupture de la licence.

j-p


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Jean-Pierre Depétris
<http://jdepetris.free.fr>